Carnet de bord camp 2006

Du 27 juillet au 18 août 2006

CARNET DE BORD
DU CAMP DE OUF
DE NOTRE RELAIS DE OUF !!!!

Alice, Audrey, Pierre, Sabine et
Soledad



Jeudi 27 juillet 2007

La journée commence tôt, RDV 7h00 gare de Lyon pour notre train, départ 7h24. Vu nos tètes de déterrées respectives, nous avons tous très peu dormi : derniers préparatifs pour les trois semaines de folie à venir, et excitation!! Nous nous retrouvons donc tous les cinq dans le hall de la gare, avec notre montagne de sacs, et notre malle, trop trop trop lourde. En gros on n’arrive même pas à monter la malle jusqu'au quai, et nous devons déjà user de nos charmes pour qu'un gentil monsieur nous prête ses bras. Les parents (papa et maman d'Alice, maman de Sole, maman et grand-père de Bine) nous regardent, sûrement un peu inquiets, nous démerder avec nos montagnes d'affaires.
Embarquement! Ça y est, c'est parti. Derniers au revoir avec les parents par la vitre du train, pendant que Sabine est en grande discussion avec sa maman! Sacré Sardine!
Le train démarre, notre grande aventure en même temps! Nous nous mettons activement à la confection de nos menus pour la semaine. Nous n'avons même pas terminé que nous sommes déjà en gare de Valence. Mais la petite blagounette, c'est que la gare de Valence est au milieu de nulle part, à plusieurs Km de la ville de Valence.....
Donc navette, chargement, déchargement,....
Prochaine mission : courses. On appelle les compas de Valence, et ils amènent Bine et Audrey au Giant en voiture!! Franchement les courses d'une semaine pour dix personnes, c'est chaud. On a couru partout dans les rayons pendant 1h30, pour un total de 15 pages de facture..... Avec Bine on a vraiment bien choisi notre caisse, parce que le charmant caissier nous a même proposé de nous ramener à Valence-ville avec nos deux énormes caddys de bouffe.
On répartit la bouffe pour que l'autre relais de ouf participe à l'acheminement de nos denrées (c'est à dire deux malles pleines de bouffe). Puis navette de Valence à Marcoles-les-Eaux. Après avoir débattu devant tous les autres passagers du bus sur les fêtes de notre camp...... (ovulation de Bine, ovulation de Solé, Alice et Audrey, nos non-anniversaires à tous les cinq)...... nous nous endormons.
Puis nous chantons gaiement dans le taxi : «Vous pouvez monter le son?
Enfin 2 Km pour monter jusqu'à la maison des propriétaires, pendant que notre Bine fait ses comptes en bas en gardant les affaires.
Ça y est nous nous installons.
Le lieu nous émerveille : petite clairière entourée d'un ruisseau. Nous décidons de mettre le chocolat et les tomates qui ont souffert du voyage dans le ruisseau pour les mettre au frais. Puis après allumage du feu maîtrisé, on a dîné tous les cinq sur la table qui était sur le lieu. Menu de roi : soupe, salade, brochettes et banane au chocolat. Du chocolat partout, on est trop heureux d'être ensemble. La discussion s'est encore orientée vers la science humaine et là il est question de morceaux..... Petite vaisselle dans le ruisseau puis veillée autour du feu, au bord de l'eau.
Gâteaux, chamalos, chocolat,.... On se raconte les expériences de chef de Solé, Audrey et Bine. Coucher pas trop tard, à cinq tous serrés sous la tente igloo avec Pierre au milieu......
On dort bien.



Vendredi 28 juillet 2006

Réveil 9h, petit déj' cool.... avant de ce mettre en route pour aller chercher notre équipe de compa préférée qui arrive. Alice s'étale sur le chemin comme une merde mais on arrive sain et sauf pour chanter pour un accueil de ouf des BG.
Alice, Audrey, et Polo restent en bas avec les affaires pendant que les autres montent chercher le proprio qu'ils rencontrent sur la route.
Déjeuner autour d'une super salade chinoise, on est trop heureux de se retrouver. Petit café et vaisselle accompagnés de quelques gouttes de pluie qui se transforment en déluge. Réfugiés dans la tente de huit, l'eau commence à tout envahir en rentrant dans la tente. «ON ECOPE!» C'est un peu la panique mais nos vaillants mâles sortent creuser des digues. Ils sont trempés, en caleçon, plein de boue. Le goûter apporté de la tente d'intendance à celle de huit sous les trombes d'eau par Pierre est apprécié.
Solé, Alice et Pierre sortent ensuite lancer le feu pour le dîner. L'allumage et la préparation du repas sont laborieux, mais on arrive à manger à 20h, au sec car la pluie s'est (enfin!) arrêtée. Le menu est délicieux : poulet crème fraîche champignons noix de cajous et amandes avec du riz cantonais. Au dessert : trois gâteaux surprises pour les anniversaires de Galou, Paul et Julien, coiffés de trois beaux chapeaux. C'est un bon moment!
Puis vaisselle, ruée aux portables pour certains et finissage de feuillets, commencés avant la pluie par les garçons, pour d'autres.
La veillé commence ensuite : jeu du petit cochon, Pierre appelle Paul version animaux et chamalos. Le coucher est rapide et serein :-)




Samedi 29 juillet 2006

Lever 8h30 avec Sabine et Clo qui nous ont préparé le petit déj'. Ensuite dérouillage mené par Paul notre sportif chéri, après un brossage de dents collectif dans le ruisseau!!
Pour continuer dans l'effort, on enchaîne sur une thèque dans le champ de brebis qui s'en vont à notre arrivée. Puis avant le déjeuner, certains prennent un bain glacé dans le ruisseau et d'autres restent sur le terrain pour perfectionner leurs techniques sportives.
On se lance ensuite dans la prépa du repas : salade españole avec de l'ebly, enfin les gars sont rassasiés par nos salades du midi.
Café quotidien, préparé amoureusement par Julien, pendant que Alice anime un temps calme musical. Le soleil brille, nous séchons toutes nos affaires du déluge d'hier.
L'après-midi commence assez tard, mais très dynamiquement. Clo et Bine nous ont préparé un super aprèm jeu de piste sur le thème de l'Espagne :
Jeux de réflexion (allumettes, mémory,...)
d'adresse (écrasement de bouchon)
de bourin (course les pieds attachés)
et course haletante au travers de toute la propriété à la recherche de petits papiers testant notre culture générale sur l'Espagne.
Au final (et comme par hasard!) tout le monde est ex aequo, et nous gagnons un goûter bien mérité.
Il est déjà l'heure de se mettre à la préparation du dîner. Allez courage, ce soir, c'est paella!!
Comme les espagnols sont très ouverts, ils partagent leur veillée avec les chinois. Paul et Solé nous ont préparé une super veillée de PJC (petits jeux chinois). Mémori géant, shifumi, parcours dragon, et grand questionnaire sur les mots chinois. Nous apprenons entre autre que feng=vent, haï=mer et xing=étoile. Après un thé chinois..... au lit!!




Dimanche 30 juillet 2006

Le réveil est matinal puisque nous avons RDV à 9h avec le propriétaire qui nous emmène à la messe à travers la forêt, sur une pente qui monte sec....... ¾ d'heure de marche, et la «pause» messe à l'église de Mérilliac est très appréciée.
Pierre et Audrey lisent une lecture et Alice le psaume. Le prêtre est très accueillant mais les chants sont un peu faux et les prières express. Nous retournons sur nos pas pour pique-niquer et se faire une pause téléphone puisqu'à cet endroit (miracle), on capte.
Après, on est parti pour 10 Km à pied... Des petits groupes se forment suivant le rythme des marcheurs. Solé, Audrey et Clotilde partent devant, suivi d'un peu plus loin par Gaëlle, Alice et Bine. Les garçons sont derrière.... et finalement arrivent en premier en haut du champ de marche et guident les filles, qui se sont trompées de chemin, depuis leur montagne. On prend le goûter et des photos en haut puis on repart.... en descente!
Framboises sur le chemin puis marche dans la forêt où la descente est raide. Guillaume notre cascadeur se fait mal à la cuisse et Sabine qui a mal aux genoux s'en sort courageusement. Arrivé au camps, on lance le dîner pâtes car il est déjà 19h30!
On se régale avec les poires au chocolat en dessert (enfin avec ce qui reste du chocolat car les chèvres en ont mangé pas mal ainsi que des lunettes de piscine, un kit main libre!...)
La veillée commence avec nos deux chefs indiens Julien et Pierre qui testent notre aptitude à la chasse en nous faisant tirer à l'arc, fumer le calumet de la paix, danser la danse de la chasse, chanter Nagawicka.
Comme Sole part demain, on finit avec des chamallaux.



Lundi 31 juillet 2006

Lever tôt parce que Solé a rendez-vous à 8h chez le proprio pour partir. Quand le proprio est rentré d'avoir accompagné Solé à la gare de Saint Sauveur, nous avons entamé notre journée de service. Construction d'un garage à tracteur, les gars s'occupent du toit, perchés dans la charpente pendant que les autres bâtissent les murs en clouant des planches.
Pour ce midi, on n'avait pas trop géré les menus, on est obligé de rajouter du riz dans la salade. Le service reprend rapidement, le garage se termine, et nous passons, Paul, Galou, Alice, Clo et Audrey au service de bois, avec des trajets le cul dans la beine du tracteur, qui se termine sous la pluie. Pluie qui se transforme très rapidement en énorme orage auxquels nous commençons à nous habituer. Nous rentrons aux tentes en catastrophe pour voir si les tranchées n'ont pas besoin d'être remises en état. Cette fois-ci, la tente n'est pas inondée!!
Pour nous remettre de nos émotions, goûter de boulimiques : quatre-quarts, cookies, pain de mie, nutella,....... On n’a quand même pas le courage de terminer le saucisson immonde que nous a offert le proprio et on le donne aux chèvres.
Nous sommes d'ailleurs invités à prendre un apéro chez les proprios.
Pastis pour tout le monde!!
Manque de pot, il n'y a pas de gâteau apéro en petites boules pour se les mettre dans le nez. Heureusement Paul trouve le moyen de s'y coincer des graines de tilleuls à la place.
Conseils par équipe un peu houleux, surtout chez les BG.
Dîné couscous, puis veillée africaine!! Quelques mimes pour commencer :
=>la guenon qui accouche
=>deux girafes qui s'accouplent
=>un chameau qui fait la cour à sa belle
=>un oiseau qui cure les dents d'un hippopotame
Puis un qui et qui :
=>une banane pourrie
=>un vautour qui pue du bec
=>du riz trop cuit
=>un baobab mort
=>un feu de savane
=>un chasseur PD
=>un croco boiteux
Quelle équipe.
Cette soirée très sympathique qui se termine par un conte africain, et des bâtons d'encens.



Mardi 1er août 2006

Grasse matinée décidée la veille car la fatigue générale s'accentue. Petit déj puis dérouillage de Cow Boy. On commence par notre chanson «Hello Boys» avec Alice, mais les autres ne sont pas trop motivés. Puis nous montons à cheval pour effectuer un petit parcours avec obstacles, rivières,.... pour nous bouger un peu et faire connaissance avec la monture. Il s'en suit une course effrénée afin d'aller chercher un bâton de dynamite en haut de la montagne. Après cette mise en route, un temps plus calme, début de la rédaction de nos lettres : chacun écrit à l'autre sur une feuille en commun.
Repas : au menu taboulé avec le reste de la semoule de la veille au soir et garniture d'un taboulet en boite (pour le plus grand plaisir de Julien) puis pommes.
L'après-midi, on a convenu de descendre à Marcoles-les-Eaux. Donc départ en chemise pour faire les courses et espérer enfin capter. Après un concours gagner haut la main par Gaëlle, concours qui consiste à être CUL NU, nous arrivons à Marcoles. Primo capter, soit près du camping mais là rien, soit devant un crucifix (non on ne le prenait pas en photo) grâce au réseau «CC 294 NC 498». Nous nous posons à coté d'une cabine téléphonique qui marche de temps en temps pour le plus grand malheur d'Alice. Nous rencontrons un autochtone : un mioche plus ou moins agréable au début mais chiant à la fin (rote à l'oreille de Pierre) et surtout menteur (il aurait mis enceinte Camille, fille de cinq ans, en l'embrassant sur la bouche avec un préservatif dans la bouche du gars). Nous nous en débarrassons avec difficulté après avoir fait les courses. On nous invite pour 17h à un apéro : punch, jus de fruit et en-cas, sans oublier des danses de groupes. On nous invite pour le lendemain soir 21h mais nous refusons poliment pour des raisons de transports.
Retour au lieu de camp. Douche générale (douche écossaise) qui nous glace tous (sauf Paul qui fait de la résistance)
Repas Cow Boys : flageolet et croque-monsieur d'une beauté magnifique. Enfin pour finir cette journée, soirée débat dans la continuité de l'imaginaire. Débat sous la forme d'un procès avec pour thème principal «l'argent fait-il le bonheur?» Division en deux groupes : pour et contre avec passage à tour de rôle à la barre. Nous arrivons à la conclusion «l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue»







Mercredi 2 août 2006

Dernière journée ...... sous le signe du Mexique!!
Petite grâce matinée jusqu'à 9h, on a un peu de mal à décoller et à se motiver pour une thèque. Enfin on est décidé : Sabine nous accompagne avec l'appareil photo jusqu'au champs des moutons. La partie ne dure pas très longtemps, on a deux éclopés (Alice et Guillaume). Clo, Audrey, Pierre, Sabine, Alice et Polo restent à discuter dans le champs de l'année prochaine, du Jamboree, du camps,.... Pendant que Gaëlle, Julien et Guillaume finissent les lettres.
Enfin on prépare le repas : ravioli.........Mmmm!!
Puis c'est parti pour une après-midi lettres et rangement.....Mexicains pour beaucoup. On finit l'après-midi autour d'une guitare, en finissant la pâte à crêpe et trayant la chèvre des proprios pour Audrey, Clo, Galou, Alice et Guillaume pendant que nos chasseurs Polo, Julien et Pierrot font la course aux moutons. La traite est difficile, Alice et Gaëlle s'en sortent, Guillaume est intimidé et Audrey se démarque grâce à son habilité à maintenir la chèvre pendant que Mr Williot termine de la traire. La scène est parfois cocasse : Audrey se fait soulever.
Après ces émotions, dîner mexicains. Faritas fourrées au maïs, champignons, oignons et saucisse. Les crêpes sont ratées et on se rattrape sur les bonbons. Le temps se couvre et on décide finalement de ne pas descendre au camping de Marcoles (1h d'aller et 1h au retour) car le temps se couvre et il se fait tard. On termine la soirée tous ensemble sous la tente de 8 autour des bonbons et d'un jeu de tarot. On est encore tout ému de nos lettres échangées après le goûter.
La nuit est dure : on est très serrés,...........



Jeudi 3 août 2006

......... et courte car on se réveille à 6h30. Il faut tout ranger rapidement, le proprio vient chercher les sacs à 9h.
Plier les tentes, râteau pour ramasser les papiers, ranger le lieu, transporter les malles super hyper lourdes mais trop bien rangées (on est des ouf de la malle) de l'autre côté du ruisseau. Gaëlle et Clo partent avant pour décharger la voiture du propriétaire. Les autres chargent et Bine monte à coté de Mr Williot pendant que Julien et Polo font le chemin accrochés à l'arrière de la voiture. Audrey, Alice, Pierre et Guillaume partent ensuite à pied. Discussion sur l'année prochaine, prévisions des fètes, d'anniversaire, évocation de la terminale,.....
Ils rejoignent les autres qui sont avec les malles et les sacs à Mauras. On attend le taxi, qui doit arriver dans 1h (à 11h), autour de la guitare, d'un jeu de tarot, et d'un ballon pour les trois garçons de l'autre équipe.
La pluie commence à tomber à 11h.... le taxi arrive un quart d'heure plus tard : on charge et c'est parti!! On allume les portables : on capte, on capte pas.... On arrive à St Sauveur pour prendre la navette. On règle le taxi : 60€, c'est une bonne surprise. On pique-nique léger en attendant la navette. Tout le monde s'endort avec plus ou moins de mal au coeur.... et on arrive enfin à Valence-ville. On se sépare car nous prenons le train à Valence-TGV et les autres à Valence-ville. Julien a filé pour prendre son train de 13h23 (alors que la navette arrivait à 13h25!!) Clo et Guillaume nous regardent nous éloigner, dans notre car pour nous tous seuls vers Valence-TGV, avec de grands au revoir.
On est tristounet mais heureux d'être tous les quatre et encore plus de retrouver Solé. Audrey essaye d'appeler Lucien «qui est chez un copain». Saucisse le rappelle et se charge de le rappeler à l'ordre. Il rappellera Gouda à 16h30, ouf! Nous arrivons avec notre malle de 10000 Kg, nos sacs, à Valence-TGV. Le vent souffle sur le voie et Pierrot y perd son chapeau.... qu'il va chercher.... prudemment!
Petit coup de fil aux parents pour avoir un remontage de moral pour le transport de la malle. On monte dans le train très organisés. Nous rencontrons un bel éclaireur qui fait une partie de tarot avec nous puis nous descendons à Chambéry.... Avec beaucoup de chance puisque le prochain arrive sur la voie d'à coté! Audrey nous fait rire à dire au revoir à notre nouvel ami scout en montant dans le train qui doit partir....
Nouveau train, nouvelle galère de malle : on a du mal (justement!) à la monter. Pierre et Saucisse profite des WC du train. Enfin on arrive à Moutiers avec notre Solé préférée sur le quai.... De gros bisous, ça nous manquait!!!!
On s'organise : courses pour Solé et Sabine, Pierre et Audrey vont à la pharmacie, pour le doigt d'Audrey et la brulure-cloque de Pierrot, Alice garde les sacs. On pense aussi au trajet vers Pralognan..... 85€ de taxi..... Non, Sabine aurait une crise cardiaque! On rappelle le gars de l'ONF qui doit nous prêter un terrain et Audrey réussit à ce qu'il vienne nous chercher à Moutiers. On est chanceux! Il arrive 1h après, on charge son camion et on arrive à notre lieu 30 minutes après.... C'est trop mignon, entouré de montagne, près d'un torrent... Mais sous le pluie!! Donc nous décidons, pour cette nuit, de coucher dans le local en dur à notre disposition. Il est tout petit, sans électricité mais il y fait plus chaud. On y transporte les malles (celle de bouffe plus celle de matos)... c'est dur!!! Enfin, on s'installe. Petit dîner froid : Jambon, pain de mie, flamby et melon.... Petit 5ième cookies, on discute et on a froid......!



Vendredi 4 août 2006

Réveil 7h.... Petit déj dans les duvets, c'est dur de s'habiller, il fait froid! Et il pleut....On part à 8h30 avec pull et cape de pluie..... sous la pluie! 45 minutes plus tard, on est à l'office du tourisme de Pralognan pour savoir quelles balades on peut faire avec la pluie.... Et on est parti pour le col de Napremont (4h de balade). La montée commence dans la forêt. Nos deux marcheuse accomplies Solé et Audrey sont devant, Sabine est au milieu et les deux boulets Pierre et Alice sont au petit rythme à l'arrière (d'après Pierre «je faisais la voiture-balais pour éviter qu'Alice ne se perde dans la forêt»). On arrive ensuite à une montée raide sans zigzag au milieu des pierres..... Notre sardine a mal aux genoux mais grimpe en serrant les dents. Il pleut, le brouillard monte,.... On hésite à faire marche arrière mais la descente au milieu des pierres qui glissent est trop dangereuse. On décide de continuer, c'est grimpant mais on arrive enfin au col : pause petits pains et photo, on distingue la montagne et les neiges éternelles à travers quelques trous de brouillard. On est tous les cinq, c'est magnifique.
Comme il fait froid (on trouve quelques morceaux de glace!), on amorce la descente..... 1h de descente, on arrive à Pralognan à 14h. Audrey va au cabinet médical accompagnée de Sabine. Pierre, Alice et Solé se charge des courses mais les magasins ouvrent à 15h.... Petit tour de marché (dégustation de fromage et saucisson), ils rejoignent Audrey et Sabine. Audrey a passé une radio et a une attelle et doit prendre des anti-inflammatoires. Le docteur est adorable : il propose à Audrey de faire un stage à Pralognan, de payer qu'à son retour à Paris et à nous de rester dans la salle d'attente toutes chaudes.
On trouve enfin du gaz et des lingettes (l'eau glacée pour se laver, non merci!). Petit tour à la boulangerie «Est-ce que vous avez du pain chaud ou une bonne miche chaude?»
Réponse : «Non mais oh, c'est pas un point chaud ici, on vient d'ouvrir.» Saucisse la remet à sa place : «Vous êtes pas obligée de nous parler comme ça, on vous a demandé gentiment.» «D'ailleurs, on va aller ailleurs.» On va donc à l'autre bout de Pralognan pour acheter deux baguettes et on rentre ensuite «chez nous» dans «notre cave»... à 45 minutes à pied.
Prêts pour déjeuner à 17h du steak et purée de pomme de terre, poires au chocolat, capuccino, chocolat chaud et bonbons... Faire la vaisselle à l'eau glacée, c'est dur mais c'est bien après d'être au chaud dans nos duvet avec Solé qui nous lit 20ans..!
Nous faisons tous les tests et la lecture de nos horoscopes nous apprend plein de choses que nous ne soupçonnions pas... Courageusement, Alice, Audrey et Solé font un brin de toilette à la gourde, en petite tenue sous l'abri. Notre pierro national fait mine d'être choqué qu'Alice soit en soutif sur le chemin de randonnée. Mais on sait bien qu'il en faut plus pour le choquer!!
La soirée se termine autour d'un bol de soupe dans les duvets dans notre caveau.



Samedi 5 août 2006

Lever 7h, toujours sous la pluie. Et comme souvent c'est notre amour de saucisse qui nous prépare le p’tit déj pendant que nous émergeons tout doucement. Ce matin, à 8h, nous sommes prêts, sac sur le dos pour une journée de marche (mission accomplie : préparation en 1h). Le programme des réjouissances, c'est la ballade du petit Mont Blanc. Voilà un nom qui en dit long! Le problème, c'est que la ballade part de notre refuge et que nous ne passons pas par Pralognan. Alors c'est raté pour consulter le bulletin météorologique. Du coup nous démarrons la rando en attendant le coup de fil de Bine, pour le point météo, qui malheureusement ne peut pas faire la ballade avec nous car ses genoux ne lui permettent pas. De son côté, elle se lave don rapidou les cheveux puis descend rapidement à Pralognan et se pose dans un café en attendant notre retour.
L'ascension du petit Mont Blanc est un peu rude.... mais se fait tout de même dans la bonne humeur au son du «Hello boys!... Hello! Are you ready? Yeah...... Let's go! Go........ but a SDF» Alice et Audrey sont déchainées. Le brouillard est toujours là. C'est un peu triste parce que les paysages sont cachés mais ça laisse place en même en temps à une atmosphère toute particulière, un peu mystique et étrange. On prend de plus en plus d'altitude et on finit par atteindre..... la neige! Eh oui, ça y est! La neige et même une marmotte. Enfin vers 11h30 nous atteignons le col du Môme : le point culminant de notre rando. Deux, trois photos de nous quatre en short dans la neige grâce au retardateur, une barre de céréales, et nous entamons la redescente car le froid du sommet se fait nettement ressentir. Vient s'ajouter à la fraîcheur un gros nuage de pluie! On est étonné de ne pas trouver le sentier qui nous ramène directement à Pralognan et on doit donc s'embarquer dans une boucle beaucoup plus longue que celle initialement prévue. On croit un moment être perdu, Soledad se met à bougonner mais heureusement nous retrouvons notre chemin. Après le col des Saulces, on amorce la véritable descente, et là...... c'est la drame! Les pierres sont horriblement glissantes, les capes de pluie embarrassantes. On croit mourir plus d'une fois! La pauvre Audrey, handicapée d'une main doit se satisfaire d'une seule pour se retenir. En même temps c'est aussi l'occasion de nouvelles découvertes : le surf sur la boue!! Vers 14h, nous arrivons enfin à Pralognan et nous retrouvons Sabine dans un café : le Schuss. Et c'est parti pour une après-midi de squattage. Nous commençons par déjeuner avec notre délicieuse salade d'haricots verts élaborée la veille. Puis le poste paye sa tournée de chocolats chauds, humm.... trop trop bon!! Nous lançons un petit tarot à quatre pendant qu'Alice s'endort un peu sur la banquette voisine. Et puis j'oubliais! Nous répondons à Lucien....... En fait, lors de la descente, Audrey reçoit un texto de son chère et tendre que nous parvenons, à peine, à quatre, à déchiffrer : un romantisme douteux avec un vocabulaire trop élaborée pour nous? (n'est-ce pas les filles;)) Le fait est que, du coup, toute la petite troupe apporte son grain de sel pour la réponse à Lucien. Au grand désespoir d'Audrey qui, une fois le texto envoyé, se morfond d'avoir été si sèche... Bref toute une histoire!
Vers 16h30, Audrey accompagne Alice à la boulangerie qui gentiment a décidé de nous offrir le goûter : des pains au chocolat de notre chère boulangère!!
Vers 17h30, nous quittons le café et nous nous dirigeons vers l'église pour assister à la messe de 18h. Audrey se propose pour une lecture avec son «cash» habituel : «J'peux lire une lecture?» Le prêtre est assez froid et pour tout dire un peu tapé dans sa tête : entre ses interprétations musicales pour le chant d'entrée (piano => mezzo=> forte pour «seigneur» => on vient taper à sa port, puis decrescendo) et ses interpellations aux paroissiens au beau milieu de la messe pour fermer la porte ou pour laisser passer les filles, on en voit de toutes les couleurs!Et puis, drôle de coïncidence, on rencontre dans l'église tante Zabeth, la grande tante de Soledad ; c'est dingue comment le monde est petit!
Après la messe, on passe à la boulangerie acheter deux baguettes puis on file sur les Prioux pour savourer notre habituelle soupe du soir après un brin de toilette à l'eau de source toujours aussi froide. Après le dîner, on ne fait pas long feu.... On est tous claqué : le 5ième est expédié puis dodo pour tous!
Dormez bien car demain sera encore une longue journée!



Dimanche 6 août 2006

Lever 7h, comme d'habitude, départ pour Pralognan.
Petit coup d'oeil à la météo, c'est bon nous pouvons partir. Déjà pour Saucisse et Audrey la descente des marches de l'office de tourisme est rude. Nous prenons le téléphérique qui nous emmène au Mont Bachor. La ballade vers le lac des vaches commence. Ça descend déjà..... ouil ouil les genoux.
Une ballade très agréable, tracée par de petits murs de pierre. De nombreuses vaches sont sur le chemin, l'occasion pour nous de prendre quelques photos, et de faire le concours de la plus belle vache.... hein Solé!
Nous continuons notre ascension et nous arrivons enfin au lac des Vaches, sans vaches, mais très beau tout de même. Nous longeons le lac long, puis nous arrivons enfin au sommet du col de la Vanoise où nous prenons quelques photos artistiques de marmottes apparemment peu craintives des visiteurs. La descente commence, il fait froid. Nous pique-niquons au bord d'un joli torrent : notre salade maison quotidienne. Aujourd'hui, salade de riz. Nous réamorçons la descente, il fait froid, et Saucisse et Audrey commencent à avoir sérieusement mal aux genoux. Solé est obligé de trottiner sur place en nous attendant tellement il fait froid. Saucisse et Audrey marche vraiment lentement, et le RDV à 15h avec Sabine s'approche. Nous décidons de nous séparer : Solé et Pierre partent en footing rejoindre Bine à Pralognan. Ils irent tous les trois voir le proprio, mais il ne sera pas là. Pendant ce temps, Saucisse et Audrey finissent péniblement la descente jusqu'au petit village des Fontenettes. Arrivées là, un gentil couple d'étudiant les prend en voiture et les ramène à Pralognan et nous ouvrons une boîte de cookies que Bine nous a amenée en guise de goûter. Entre temps, notre pierrot est allé acheter du pain chez notre chère boulangère. Celui-ci demande une facture, et à elle de répondre : «Désolé nous n'avons pas de facturier.» Nous nous acheminons ensuite à la pharmacie pour nous renseigner sur les problèmes de genoux d'Alice et Audrey. Le prix des genouillères est exorbitant, nous abandonnons. Sur les conseils de la pharmacienne, nous nous rendons chez notre cher médecin. Une fois encore celui-ci nous accueille très cordialement. Alice et Audrey, les deux grandes éclopées, ont le même problème aux genoux : l'échauffement des rotules à cause de nos efforts dans la montagne, mais aussi des brusques changements de température des derniers jours. Une journée de repos est conseillée pour le lendemain. Le très gentil médecin nous propose de rester dans sa salle d'attente le temps que la pluie cesse, et que nos portables se chargent. Nous allons nous acheter des crêpes, ainsi qu'une pour notre cher docteur. Il a l'air vraiment content! Puis des patients arrivent, et il va se réfugier à l'arrière de son cabinet : «ça ne fait pas très sérieux si l'on voit manger ma crêpe ici»
La remontée vers notre maison-cave s'annonce dure pour nos deux éclopées, qui réussissent à se faire prendre en stop par de gentils touristes. Solé, Pierre et Bine sont tout étonnés de nous voir déjà arrivées, et assises devant nos sanitaires avec du PQ mouillé sur les genoux : prescription du médecin!! La soirée se termine rapidement par notre soupe habituelle. Nous appelons le refuge et il est négocié que nous décalions notre nuit au refuge : ça, c'est fait! Audrey appelle Lucien et réussit à se vautrer dans la boue en redescendant à la cave.
La petite équipe attend Audrey qui a du mal à s'arrêter au téléphone. Le 5ième est expédié. Nous nous endormons avec l'agréable perspective de la grasse matinée du lendemain matin.



Lundi 7 août 2007

Vu l'état de nos blessées (Audrey et Alice) et aussi des autres, il a été convenu la veille de faire une grasse mat'. Donc réveil 10h00, YOUAH!!!!.... Et YOUAH, il fait beau, on voit le ciel bleu, grande découverte pour nous de voir autant de ciel bleu dans la Vanoise. Pour faire original, Alice s'occupe du petit déj. On décide durant celui-ci de faire une petite marche pour garder le rythme mais pas trop longue pour préserver nos estropier préférées. On part sans faire la vaisselle (pour la faire au retour) et même sans rien (ni sac, ni infirmerie,....) seulement la carte. Direction Montaimont, le roc de la pèche. Après 30 min ou 45 min de marche sur une piste tranquille. Et la surprise, on arrive aux Prioux, là où on croyait dormir. Petit coup d'oeil sur la carte et on trouve notre vrai lieu de couchage et plusieurs points obscures s'éclaircissent
on mettait 30 minutes pour aller à notre maison au lieu des 1h30 de Pralognan aux Prioux.
La difficulté de la côte du petit Mont Blanc (on a pris la montagne de face) et la non-découverte du chemin à droite pour redescendre vu qu'on était sur ce chemin!!! Et, oui, les compas sont très fort, même en ne sachant pas où on est, on fait des superbes ballades.
Après cette découverte des Prioux (endroit super-touristique) on revient sur nos pas pour rentrer chez nous afin de ménager les genoux récalcitrants de certaines compas. Arrivée chez nous, nous faisons nos lessives afin de profiter du soleil pour faire sécher nos affaires rapidement. Alice nous confectionne, avec de la ficelle, de quoi étendre. Donc lessive devant les toilettes du GR, devant l'oeil surpris des passants. Entre temps, Sabine s'assit dans la bassine de lessive. Après avoir étendu nos affaires (y compris petites culottes des filles à la vue de tous), nous allons préparer de quoi déjeuner. Après le déjeuner, repos avec cappuccino pour finir le repas. Puis vaisselle et enfin rédaction de ce magnifique Journal par Soledad. Nous décidons après de descendre à Pralognan pour faire quelques courses et voir le proprio. Nous descendons donc, mais cette fois-ci en chemise et même en tongs pour Pierre. Arrivée à Pralognan, nous allons directement au Casino pour acheter soupes, barres de céréales, lait et bonbons pour Pierre. Soledad va pendant ce temps chez notre boulangère adorée pour vivre de nouvelles aventures et sensations. Et là, c'est la drame, y a plus que du pain congelé, Soledad ressort de la boulangerie sans pain. Nous allons ensuite voir le proprio mais c'est encore manqué, il est parti à ses abeilles. Nous revenons alors chez nous en espérant le rencontrer sur le chemin vu que ses ruches sont sur le bord de la route. Et BINGO, il est là mais manque de pot impossible pour lui jeudi à 10h mais seulement mercredi soir. Nous décidons de voir les possibilités avec ANAE. (Il a aussi retrouvé un couteau suisse bleu nous appartenant dans son véhicule).
Retour chez nous, nous préparons les repas avec au menu soupe à l'oignon (pour les péteurs!!) et semoule avec bolognaise. La préparation de la bouffe est aussi pleine de piment : alors qu'Alice et Pierro tentent d'allumer nos trois réchauds, l'un d'eux explose à la gueule d'Alice et sur la main droite de Pierro (vagues souvenirs de la confection des torches;)), la mèche de cheveux d'Alice sent violemment le brûlé mais heureusement c'est plus de peur que de mal. Après le repas, nous enlevons nos affaires qui séchaient en espérant qu'il n'y a pas eu de voleur et manque de pot, elles sont toutes encore humides. Nous les rentrons quand même et étalons dans notre chambre-salle à manger-cuisine. Préparation de la bouffe pour notre petit périple. Vidange du saladier au-dessous de la fuite. Préparation de la meilleur salade de pâtes du monde. Puis couchage rapide en attendant la grande marche du lendemain



mardi 8 août 2006

Aujourd'hui, c'est le grand jour : départ pour la grande rando vers le col d'Aussois et la nuit en refuge. Le réveil à 7h est difficile, d'autant plus que notre pierrot gardien du poste n'a pas enclenché la musique qui nous sort du lit d'habitude. Petit déj' rapide et efficace, préparation de nos sacs : certains prennent une serviette de toilettes, d'autres un gel douche, d'autre un déo : nous on met tout en commun! On répartit ensuite la bouffe des deux jours dans nos sacs, tous bien compacts.
Nous fermons le cadenas de notre maison-cave et c'est parti. Le soleil est au RDV, ça fait vraiment plaisir! Dès le départ Alice et Audrey ferment la marche et bougonnent : c'est fou comme des genoux douloureux peuvent mettre de mauvaise humeur! Attention, il va y avoir de la chatte au poteau!!
Nous avions prévu un long itinéraire vers le cirque du Génépy, mais nous nous sommes trompés à une bifurcation, et la rando s'est vue largement raccourcie (et c'est pas plus mal)!
La route est longue, Solé en tête donne l'entrain à toute l'équipe, Sabine la suit de près, tandis que Pierre reste souvent vers l'arrière pour motiver les deux raleuses.... Les 100 derniers mètres pour arriver au col d'Aussois sont vraiment périlleux, tout le monde a mal. Solé impressionne les autres marcheurs par son aisance qui lui disent que l'on dirait qu'elle fait son marché. Quant à Alice et Audrey, lorsqu'elles rencontrent les mêmes marcheurs à peu près une demi heure plus tard, ils leur font remarquer à quel point leur amie marche bien!! Enfin nous arrivons là haut, achevés par la montée, nous nous retrouvons dans un paysage tout autre : de grandes étendues de neige sur lesquelles le soleil se reflète : nous sommes littéralement éblouis!!
Nous nous posons dans un petit endroit que nous croyons abrité du vent, mais il fait bien vite très froid, et notre délicieuse salade de nouilles est expédiée (la meilleur de toutes!). Nous avons quand même la chance d'apercevoir deux chamois qui s'approchent à moins de dix mètres de nous, avant de vite replier bagage.
La redescente s'annonce aussi dure que l'ascension, la température n'aidant pas. Dès que nous arrivons aux premiers rochers ensoleillés, nous nous posons sous le prétexte d'appeler ANAE, mais cela se termine en sieste générale...... Solé parvient à nous remettre debout, et la descente s'achève vite : les genoux des filles vont beaucoup mieux! Nous arrivons dans le fond de la vallée, et nous dépassons le refuge du fond de l'Aussois. Là il y a aussi des troupeaux de moutons et de vaches très habilement gardés par quelques chiens. Nous sommes impressionnés par leur efficacité lorsqu'il s'agit de ramener une vache qui s'est éloignée du troupeau.
Ça y est, enfin nous apercevons le panneau : «refuge de la DentParraché à 40 min». Nous y sommes presque. Les derniers efforts, et nous découvrons un adorable petit chalet, le plus beau de tous les refuges que nous avons vu auparavant. Nous sommes tous excités. La salle à manger commune est déjà remplie de randonneurs autour d'un apéro et quelques jeux de cartes. Le gardien du refuge nous montre notre petite niche où sont installés cinq petits matelas, des oreillers et des couvertures bien chaudes. Nous devons monter tout en haut d'un grande échelle pour accéder à notre perchoir, nous sommes trop joyeux. Et d'autant plus lorsqu'il s'agit d'aller prendre notre douche chaude, la première depuis deux semaines!! Le gardien du refuge nous demande tout de même d'être économ' sur notre consommation d'eau chaude : nous sommes les cinq derniers et le dernier d'entre nous risque bien de terminer sa douche à froid si on ne fait pas attention. Soledad et Gouda prennent leur douche en premières, ce qui leur laisse donc suffisamment de temps pour aller s'afficher dans la grande salle commune : d'abord en se faisant allègrement cramer à comparer leurs marques de bronzage sur les seins, puis en demandant bêtement si il y a une prise de courant pour recharger les portables et enfin en enfonçant brutalement la porte d'accès du dortoir alors qu'elle s'ouvrait dans l'autre sens!! Enfin tout le monde est douché. On prépare notre tambouille sur la gazinière à disposition. On partage notre table avec trois randonneurs (deux mecs et une fille). On est définitivement les plus jeunes du refuge. Au dessert, bonne surprise : le gardien nous offre une succulente tarte aux pommes et une petite rasade de Génépy («Oulala, ça chauffe!» dit Sabine). On fait tellement pitié aux autres personnes du refuge qu'on réussit même à grappiller du bon beaufort. Après la vaisselle, c'est la découverte des chiottes : un moment qui mérite un détour! Explications: sortez du refuge (eh oui! elles sont à l'extérieur), descendez les marches dans le froid. Vous vous trouvez en face d'un cabanon à deux portes (je vous conseille celle de gauche, y a du PQ). Poussez la porte et contemplez ce trou dans le carrelage : ça y est vous y êtes! Bon courage.....
Après le dîner, on peut admirer la vue avec le soleil qui tombe : c'est juste magnifique! Le coucher au refuge c'est 21h00 pour tout le monde et plus un bruit après 21h30! Forcément le lever est à 1h30, 3h30, 5h30 ou 6h30 au choix. «9h00, c'est pas possible?» Eh non! Ça sera réveil 6h30 => on est des vrais marcheurs, ou quoi?
Avant le coucher petite séance téléphone avec les namoureux respectifs d'Alice et Audrey ; tout le monde profite de la conversation : une véritable conférence. Et puis enfin le dodo tant attendu et si mérité. La nuit n'est pas très bonne mais l'expérience du refuge reste un moment fort pour tous. C'est décidé dans 10 ans jours pour jours : le 8 août 2016, à 10h00, RDV dans le beau chalet rustique et pittoresque. Le gardien du refuge est au courant : gare à celui qui ne vient pas ; il se fera tirer les oreilles!



mercredi 9 août 2006

Petit réveil matinal par notre gardien du refuge à l'humour merveilleux «Bonjour, il est 6h40 et la température extérieur est de -10°C»
Pour la température c'est pas vrai, mais pour l'heure ce n'est pas une blague, nous émergeons doucement et descendons de notre échelle (attention pour ceux qui ont du mal à se réveiller) pour petit déjeuner. Le repas est frugal par rapport à la table d'à coté où il y a des croissants, du café et du lait dans le grandes jarres, pain, beurres, confitures,..... Nous mangeons notre paquet de brioche et petits pains avec du café….et un croissant avec confiture de fraise : don généreux de nos voisins de table à qui nous continuons de faire pitié. Nous piquons en plus du pain et du beurre pour le plus grand bonheur de Saucisse et Pierre, pendant que notre Solé se régale avec un grand bol de thé chaud « earl grey » grâce à un sachet trouvé par hasard dans un placard, alors que Audrey qui teste le café pour la première fois le matin avale péniblement et déconseille à Saucisse d’y goûter !
Nous partons après être tous allés aux toilettes (pas question de quitter le refuge sans y retourner : il faut s’en rappeler) et payé le refuge et acheté notre grosse miche pour le déjeuner (depuis le temps qu’on l’attendait celle-là !).
La descente est rapide, Alice et Pierre se gamèlent deux fois à l’arrière mais en rigolant tous les deux. Nous amorçons ensuite l’ascension du col d’Aussois, en course avec les nuages : il ne faut pas qu’ils nous rattrapent ! Solé qui marche devant croise la route d’un troupeau de moutons conduit par un chien….. qui l’encercle en aboyant comme un bête féroce. Notre Solé va-t-elle être mangée ? Non, car elle a la bonne idée de rebrousser un peu chemin en se réfugiant près de Sabine un peu derrière. Audrey, Alice et Pierre qui suivent après sont aussi embêtés par le chien mais accélèrent le pas et la bête arrête de grogner. La montée du col continue vers la croix que nous apercevons là-haut près du col. Elle devient très vite un but visible qui nous stimule surtout pour nos trois derniers : Audrey, Alice et Pierre, qui s’encouragent maintenant en se racontant des conneries en anglais. Solé rejoint bien vite la croix pendant que nous continuons de monter vers Solé devenue « Holy ». Enfin nous arrivons au sommet, encouragés par Solé et Sabine. On se pose dix minutes au soleil puis nous continuons jusqu’au col en passant dans la neige et nous amorçons notre descente…… dans les pierres ! Elle est plutôt rapide, tout comme notre montée du col le matin…. Alice et Audrey ont moins mal aux genoux mais restent les dernières en rejoignant les autres qui attendent au soleil de temps en temps. Les deux filles papotent avec les passants. Audrey les prévient « sur le panneau, c’est 3h de montée mais vous en avez plutôt pour 4/5h, on préfère être honnête.» Enfin on se pose en bas pour le pique-nique, là où la veille on avait rencontré des compas deuxième temps qui venaient pour une semaine aider à l’alpage et aux fromages. Saucisson, pâté et saladière (hum !) sans oublier notre miche, c’est un « vrai » pique-nique. Puis on s’endort au soleil…. Une dame qui passe fait remarquer tout haut « c’est Paris-plage ici !! » et Saucisse qui ne supporte pas cet humour vaseux, répond dans un demi sommeil  « sauf qu’on est pas à Paris ».
On se réveille trois-quarts d’heure plus tard, doucement, en comparant les marques de bronzage-coup de soleil. On est quand même pas très prudent, mais très content de nous, nous reprenons la route. Nous arrivons au refuge touristique du Roc de la Pèche où il y a du monde. Nous terminons notre descente au soleil vers le premier parking, en croisant trois voitures sur notre chemin de montagne….. Ce qui nous énervent !!
Enfin nous arrivons à 17h « chez nous », heureux de retrouver notre cave et les toilettes !!! Petit goûter sur notre « terrasse », vidage de la bassine (qui n’avait pas débordé), petite douche à la gourde et étalage de biafine pour tout le monde. On lance le dîner « on n’a jamais manger aussi tôt » : soupe, merguez et petits pois avec ananas (Pierrot a failli avoir des aphtes). On finit par faire une veillée salade de pâtes et tout le monde est au lit à 10h20…..



Jeudi 10 août

Jour de mooving….. Lever 8h30 afin de pouvoir ranger toutes nos affaires et les malles. Le remballage est très efficace : à 9h30 tout est terminé. On pose notre tas de matos devant le pont et on attend la voiture d’ANAE qui nous transporte gentiment tout, et qui doit arriver vers 10h30/11h. Du coup, on s’installe sur les malles, on allume le poste de radio et on sort le tarot. Au moment juste où on termine la partie, Loïc arrive. Il a une trentaine d’année, très souriant, il nous fait une super bonne impression (il fait la bise à Pierre, il vit en Belgique). Après avoir chargé la voiture, Pierre monte à l’avant pour l’aider à décharger au centre, pendant que les quatre filles rejoignent ANAE à pied. Elles passent par Pralognan centre pour consulter la météo. Elles arrivent finalement et Pierro a gentiment amené tous nos sacs sur le terrain derrière la maison où on va pouvoir s’installer. Il ne reste donc plus que les malles à transporter. Après, on monte les tentes (il est environ 12h00) et puis Loïc vient nous proposer une petite visite guidée du centre. Il nous explique qu’il sera notre référent, si on a besoin de quelque chose, on n’hésite pas ! Adorable….. En fait il ne fait pas partie de l’équipe d’animation du séjour mais il est agent de service. Après avoir fait un petit tour du chalet, il nous montre les trois chantiers possibles :
pour le premier, il s’agit d’aménager un petit « coin sympa » sous quelques arbres près du portail, c’est-à-dire de niveler tout l’espace puis faire une installation durable type table ou banc. Il faut aussi creuser une tranchée et installer une gouttière car quand il pleut, le lieu est souvent inondé
pour le deuxième, il faut pareil niveler une cave et enfin pour le dernier il faut débroussailler un espace.
Après ce petit tour, on revient près de nos tentes et on déguste notre succulentissime salade de pâtes, posés sur nos tapis de sol au soleil. Puis raisonnablement Alice fait remarquer qu’on n’est vraiment pas prudent de rester au soleil, du coup on migre à l'ombre. Il est environ 14h30 et Loïc vient nous voir en nous proposant de venir prendre le café avec les animateurs qui sont déjà là. On accepte bien volontiers! On fait un petit tour de table de présentation : Loïc, Yohan, Mathilde sont des agents de service ; Aurélien et Thomas cuisiniers ; Ni, (et j'en passe) animateur ; Caro et Nawell directrices adjointes ; Charline directrice tout court et Bernard directeur en congé. On discute pas mal. Puis les animateurs débarrassent et on reste à parler avec Bernard. Il nous met à l'aise, il est vraiment sympa. Ensuite on aide Nicolas à monter le marabout puis on décide de démarrer le chantier (il est environ 16h). A 17h30, on s'arrête et on décide d'aller à Pralognan-centre pour évaluer à combien nous reviendraient les courses au petit casino, acheter du pain, etc..... Pierro, le papier de course en main, Bine la calculatrice, Alice et Solé en quête de prix pas chère dans les rayons, tout le monde s'y met (Audrey de son côté est partie à la pharmacie, acheter une crème pour ses cloques aux cuisses). Y a pas photos : avec une facture qui s'élève à plus de 150€, il faut définitivement aller au LIDL de Moûtiers. Pierro se propose pour y aller en stop, car il ne veut pas laisser ses filles faire du stop toutes seules. On achète du pain, on retrouve Audrey et on rentre au centre. On prend nos douches et Charline vient nous voir pour nous dire qu'on peut se retrouver vers 20h avec tous les animateurs. Le but de la soirée, c'est de faire tous un peu connaissance. Chacun a ramené une spécialité de sa région. Charline lance un petit jeu de présentation : on prend un quart d'heure par binôme pour se décrire soit même puis on présente ensuite chacun binôme à tout le monde. Ensuite c'est l'heure de la dégustation. Puis vers 22h30, Bernard nous propose un quizz musical. Il est l'arbitre, attention c'est lui qui a toujours raison. On fait deux équipes : équipe cheminée et équipe comptoir. D'abord des sons de séries télévisée, puis dessins animés, de Walt Disney, de couleurs, de météo : tout le monde participe, l'ambiance est génial! On dirait bien que Bernard a fait DJ dans une autre vie!! Pierro excelle dans les séries télé, les filles dans Walt Disney, Alice dans la chanson française. C'est finalement Audrey qui marque le point suprême en reconnaissant la sonnerie de portable de Bernard : «Evenou shalom alerem» et qui fait scandaleusement gagner son équipe (je dis «scandaleusement» parce que tout d'un coup, Bernard avait décidé que cette réponse était à 15 points). La soirée s'achève vers 00h30. Nous sommes dans nos lits à 1h du mat' «on s'est jamais couché aussi tard». Nuit à la belle pour Alice et Pierre.


Vendredi 11 août.

Petit réveil, notre premier dans le charmant jardin d'ANAE, sous les nuages. Il est 8h30 et notre toro s'affaire ; il vide son sac et se prépare à partir en stop à Moutiers. Solé lui prépare un sandwich de pain frais à la confiture et notre homme part, après que Alice et Solé lui ait fait deux magnifiques pancartes de stop «Pralognan» et «Moutiers».
Les quatre filles petit déjeunent puis se mettent en route pour Pralognan : nous retournons au cabinet médical (mais pour la première fois le matin!) car Audrey souffre avec ses cloques sur ses cuisse. Le médecin est une femme et Audrey rentre avec un peu d'inquiétude dans son cabinet vu que ce n'est pas notre médecin chéri. En l'attendant, Solé, Sabine et Alice écrivent des cartes dans la salle d'attente. Une pour les Hervés, une pour le Père Jean...... et des cartes individuelles. Enfin Audrey sort les cuisses toutes...... «entullées». C'est une brûlure au deuxième degré que notre Gouda a sur ses cuisses...... D'où les cloques!! Et là petite baisse de moral : il faut acheter des tulles gras, de la biafine non remboursée.... Pierrot a le chéquier et 50€ la boîte de tulle gars, on a pas assez. En plus 34€ la consultation alors que chez notre médecin chéri, c'était 20€...... On est un peu étonné et du coup moins confiante. On va faire un tour de marché pour se changer les idées, après avoir posté nos cartes. Petit arrêt au stand bonbons : on achète des oeufs au plat, régale de notre toro, pour son retour. Grande pause devant les bijoux africains : «lesquels t'aimerais? Ca m'irais?» Sabine fait fabriquer une boucle d'oreille pour sa maman, et Alice après une demi heure devant les perles, à essayer des compositions, décide que pour la fête de sa mère, un mat cramé avec des perles serait très joli. Surtout que Solé et Bine ont acheté de la laine grise et de la laine blanche écrue à 2€ la pelote. En attendant les boucles d'oreilles de Sabine, notre toro arrive et nous raconte sa virée à Moutiers.
Fort de tous mes attributs, je pars faire du stop. Au moment de sortir du centre, je rencontre Loïc qui me conseille en endroit juste à la sortie de la ville où il y a un espace sur le bas-côté pour que les voitures s'arrêtent. Et là, j'arrive, une camionnette arrive, je montre la pancarte et lève le pouce et BINGO, il s'arrête. Je monte et il m'amène à Moutiers, on parle tout et de rien. Il me dépose à l'entrée de la ville car il va vers Albertville. Je manque de me perdre dans Moutiers en téléphonant à mes parents. Puis courses à LIDL où la seule difficulté était de se tenir à distance d'une personne fouettant fortement. Je sors du LIDL avec un sac sur mon dos, deux paques de lait de 6 litres et trois cageots. Regard sur les horaires des navettes. Coup de chance, il y en a une qui part dans 15 minutes. Je pars avec le caddie de LIDL à la gare routière. Je monte dans le car en laissant le caddie à la gare. Le chauffeur me propose de me déposer «où je veux» dans Pralognan, donc il me dépose devant le centre. Et là, pas de filles, je dois faire les derniers mètres tout seul pour amener la bouff' sur le camp. Coup de fil. Elles se dorent la pilule au marché et je les rejoins.
Enfin après avoir longtemps attendu que la vendeuse daigne nous confectionner les boucles d'oreilles de la maman de Sabine, on retourne au centre ANAE. On déjeune, «on a jamais déjeuné aussi tard!»
Vers 15h, on arrive à se motiver pour aller poursuivre le chantier bien que ça fasse royalement chier tout le monde mais pour que la tâche soit moins dure, on a la bonne idée d'emmener le poste radio sous le bras. Loïc nous apporte une rallonge. Et c'est parti! Bine et Pierro continuent la tranchée, Alice et Audrey s'activent à dresser le poteau tuteur de l'arbre qui fait la gueule, pendant qu'Audrey retourne à la pharmacie acheter la biafine que la -bip bip bip- de pharmacienne n'a pas voulu lui donner. Mais le plus drôle de tout le chantier c'est quand même le moment où aidés de Yohan, il faut poser la dalle de béton. Parce que cette dalle, il faut d'abord la percer.... avec une perceuse! Alice s'en charge, la perceuse à l'air de beaucoup lui plaire, elle la fait rugir avec un air terrible et s'attaque à la dalle. Les premiers trous sont super, Saucisse est un pro.... mais après cela se gâte et Alice fend la dalle. Yohan est appelé et nous on est mort de rire et tout gênés..... Finalement ce n'est pas grave : le ciment va sécher sur la dalle (Solé et Alice la rafistolle) et donc on range tout. Petit tour en ville...... et après une bonne douche, on se fait soupe chaude et du jambon sous la tente.... Avant de commencer un énorme chat bite au téléphone. Pierre s'endort et on fait passer le chat bite aux compas.... Un peu dur de leur faire comprendre!! Mais nos potes comprennent très bien. Serons-nous à l'origine d'un chat-bite international?



Samedi 12 août

Temps maussade..... Pas de grande motivation : il fait froid et il pleut. Nous réveillons Pierre qui a migré cette nuit dans la tente d'intendance parce qu'à cinq sous la tente de quatre, quand il pleut, celui de bord est mouillé..... Petit déjeuner sous la tente d'intendance, puis Alice, Solé et Sabine font des mats cramés pendant que Audrey retourne à la pharmacie accompagnée de Pierre. Ils reviennent à 11H en nous disant que Charline, la directrice, Caro et Naoëlle nous attendent pour qu'on parle de notre activité du lundi après-midi après l'arrivée des enfants. On présente un peu la trame : on voudrait faire un jeu sous forme de cinq petits stands : chamboul tout, kim goût, dessiné c'est gagné, parcours sportif et jeux de mémoire. Les enfants tourneraient dans les stands par équipe de trois avec trois animateurs après avoir été déguisés un peu en petits indiens. Petit à petit, le jeu nous apparaît plus clairement : il faut intercaler le goûter au milieu qui serait volé par un cow-boy et le but du jeu serait que les enfants deviennent de vrais petits indiens pour nous aider contre le cow-boy. Les petits indiens gagnerons un trésor à la fin, mais quel trésor? Des bonbons non le jeu doit finir à 18h, juste avant le dîner. Des bracelets? Est-ce que cela plairait aussi aux garçons? Caro nous rassure, elle a l'air à fond dans notre imaginaire et le trésor lui paraît être une bonne idée.
Puis il faut préparer le déjeuner : on s'enferme dans la tente d'intendance où on attend sous la pluie que le riz «qui ne cuit pas» cuise..... Après notre délicieuse salade de riz pas cuit (nous commençons à être des experts en salade!) Solé nous lit le journal... Puis on entend Loïc arriver.... On comprend tout de suite qu'il est avec l'autre équipe compa qui vient d'arriver. On fait les présentations : Fanny, Clément, Etienne et Cyrielle (non scoute) qui repart demain remplacée par Valentine, une compa de l'équipe.
Petite visite, petit café au chaud en discutant et en présentant note jeu. Nous sortons vers 18h sous la pluie qui s'arrête de temps en temps pour voir Mr Gérardin...... qui n'est pas là!! Nous rentrons et après une bonne douche, nous mangeons au centre avec les anim' : Aurélien a préparé un feuilleté avec du riz et mousse au chocolat. Pierre, Clément et Etienne descendent faire la vaisselle pendant que les filles rangent un petit peu. Loïc nous offre les restes de riz pour demain midi et on nous restons toute la soirée dans le hall des douches : il fait froid dehors. Petite suite de chat bite avec nos nouveaux voisins compas et coup de fil à Yvan.
Après on trouve le courage d'aller se coucher. Alice et Pierre dorment dans la tente d'intendance.... la nuit s'annonce glaciale dehors :-)......



Dimanche 13 août

Gouda ce matin est la première levée.... Elle réveille Pierrot et Alice et tous les trois commencent à préparer le petit déjeuner. Les autres compas nous offrent des croissants. Après la vaisselle, on se prépare à aller à la messe qui est normalement en plein air pour la fête de l'Alpe et des guides.... On prend la route en cape de pluie, et finalement on entre dans l'église où se déroule la messe. Le prêtre nous explique avec son humour habituel que c'est un repli stratégique à cause du temps et nous suivons la messe depuis la tribune, autour d'un saxophoniste. Pierrot nous fait remarquer que l'évangile est le même que la semaine dernière. Le sermon nous rappelle notre semaine en rando : le prêtre parle du bonjour entre randonneurs, de l'émerveillement aux sommets et devant les marmottes, les chamois ou les bouquetins, du saucisson partagé (sourire à notre toro)....... et nous rappelle que c'est l'esprit montagnard de partage à montrer à la rentrée.... Nous rentrons au centre, après un petit tour dans le centre de la ville où il y a quelques stands d'artisanat traditionnel de Vanoise : pressoir à pommes, sculpture sur bois,.... et défilé des pralognanais en costumes traditionnels et en musique!
Nous déjeunons autour d'une salade de riz (les restes d'hier soir) puis nous nous mettons à la préparation de notre activité. Les autres compas nous aident : préparation des cartes en parchemin, Solé et Alice sont des brûleuses accomplies et Pierre un trempeur dans le café et un étendeur professionnel, les bracelets en tresse et perle sont magnifiques (Pierrot apprend les tresses), nos déguisements en sac poubelle du plus belle effet. Les panneaux pour les stands sont préparé avec amour par Solé et Gouda, Sabine supervise la confection des petites récompenses pour chaque stand : collier de nouilles pour le Kim Goût «l'indien reconnaît les saveurs», haches pour le parcours sportif «l'indien sait chasse», flèches pour le chamboule tout «l'indien est habile», étoile pour la mémoire «l'indien est malin», pinceau pour le dessiné c'est gagné «l'indien est artiste». Pierre et Alice dessine les plans du lieu..... Bref tout le monde s'active pour que le jeu soit au top. Puis à 19h une bonne douche est bien méritée. On présente ensuite notre jeu à une partie des animateurs (l'autre partie est allée chercher les enfants à Paris). Le soir, nous pouvons manger dans la salle d'animations du bas. Sabine et Audrey préparent la soupe et du couscous pendant que Alice et Solé allument un feu dans la cheminée. Au départ, la cheminée tire mal et le feu de nos deux professionnelles prend doucement en enfumant toute la pièce...... ce qui fait sonner l'alarme incendie. Plein de réflexes, nous ouvrons la porte et les fenêtres juste avant de voir surgir Loïc inquiet, suivi de Charline. Rien de grave mais on est une fois de plus tout gêné. Yohan nous sauve en coinçant un gant de cuisine sur le système d'alarme.
On dîne dans le calme, enfin à côté de nos voisins adorés..... Valentine arrive, on fait de rapides présentations. Puis la partie de trivial poursuit prévue se transforme en réunion d'équipe.... qui s'impose car on n’a pas de programme de semaine et des activités manuelles tous les jours ça gonfle tout le monde. Solé propose de réarranger tout ça. On se prévoît un resto, une patinoire, un bar, on répartit le service et la préparation de la veillée.
Enfin après s'être appelée au téléphone entre filles (on est barge) nous trouvons le courage d'affronter le froid pour aller nous coucher, en prenant des couvertures au passage pour Gouda et Saucisse.



Lundi 14 août

Ce matin les enfant sont arrivés. On émerge à 9h (est-ce qu'on s'est déjà levé aussi tard?) un peu étonnés de la voir déjà en train de jouer sur le terrain de foot à côté des tentes. Nicolas vient nous dire bonjour «Comment tu t'appelles? Et toi? Et toi?» Petite vaisselle ensuite et nous avons le plaisir de faire connaissance avec Jennyfer et son livre de Franklin. «Eh, tu me lire une histoire?» Tout le monde y passe, et tout le monde lit un peu de Franklin à Jennyfer qui n'en a finalement rien à faire. On termine en chanson : Jean petit qui danse, avec son doigt, sa main, son pied, ses fesses, sa tête.... Axel entre dans la ronde au moment où Jean petit danse avec les fesses. Nous accompagnons tout le monde à table pour déjeuner et nous allons nous préparer en indiens car nous avons prévu une petite intrusion costumée de deux indiens qui se cachent dans la cantine, poursuivis par le cow-boy, dans le but d'introduire notre jeu de l'après-midi et de demander de l'aide aux enfants contre le cow-boy.
L'intrusion est plus ou moins comprise et écoutée des enfants sauf certains comme Hakim qui ferme la porte de la cantine pendant que les indiens se cachent ou encore Jessica qui s'accroche à Sabine l'indienne jusqu'à lui tirer son bandeau en répétant «je veux devenir une indienne». Après cette scénette, nous nous mettons à table : taboulé et gratin de ravioli donné gentiment par Loïc. Il faut ensuite tout installer pour notre jeu à 15h et nous sommes souvent dérangés pendant notre repas par les autres compas qui cherchent des boîtes de conserves pour le chaboule-tout.... Ils peuvent pas nous lâcher 5 min?
Nous sommes en plus encore un peu rêveur de ce matin : nous avons parlé concrètement de notre camp à l'étranger de l'année prochaine ou dans deux ans. Afrique, Inde, projets d'animations dans des orphelinats, pour les enfants des rues, dans des camps de réfugiés... Nos envies sont grandes, belles, on les partage avec enthousiasme et sérieux. Puis le déjeuner terminé, nous filons nous déguiser, installer le parcours, le Kim Goût, dessiné c'est gagné.... Puis c'est la départ dans le réfectoire. On commence en chanson avec Nagawicka pour entraîner nos petits indiens. On constitue les équipes un peu difficilement avec les enfants et les anim' qui sont là. On les maquille un peu et on leur met un bandeau. Puis on les emmène vers les stands.
Au chamboule-tout, Marion fatigue pierrot : il n'a pas le temps de remettre les boites qu'elle renvoie déjà la balle. Et Richie décide de rester au stand tout l'après-midi, quant à Axel, avant chaque lancer, il embrasse sa balle: «A ma femme». Au dessiné c'est gagner, Audrey aide les enfants qui reconnaissent les dessins mais qui ont du mal à en prononcer le nom. Les dessins sont tout mignons. Au parcours sportif, Solé encourage nos chasseurs qui trichent un peu au moment de mettre la queue du cheval les yeux fermés «Wahou Simon t'es trop fort!», ou ont du mal à passer sous une table «Vas-y Jennyfer pose tes genoux par terre» mais qui font quand même très attention aux crocodiles et aux lions. Chez Fanny, la mémoire de nos petits indiens s'est révélée infaillible. Au Kim Goût d'Alice, on commençait par du chocolat pour mettre en confiance, puis par des chips «des amuse-gueules» d'après Martin, du saucissons, de la confiture, du pain de mie,...... Notre maître du temps Clément fait sonner la cloche au moment de tourner pour les stands. Au bout de trois, tout le monde a RDV sur le terrain de foot. Le cow-boy s'y est endormi ave

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